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31 déc. 2011

cirage


Pour la nouvelle année, 
la maison Alfred est heureuse de vous présenter 
les produits FA-YO 
....






 ...

 4 magnifiques et authentiques publicités pour les inénarables produits manufacturés de la fabuleuse marque mondialement connue depuis la nuit des temps, au-delà et l'infini :

FA-YO

Une façon originale d'envoyer vos bons voeux pour que cette année 2012 soit formidablement géniale !

Exigez les cartes postales Fa-Yo, recommandées par la Maison Alfred !

- c'était l'A Faire de décembre-
- l' A Faire de la Brosse à Reluire-
sous le haut patronnage de 
la Mère Castor
l'Unique

Exigez la qualité Mère Castor !

Le reste de la collection à retrouver sans tarder ICI





30 nov. 2011

début de monde(s)

Dans la nuit du 30 novembre au 1e décembre il pleut 
des cordes
des hallebardes
c'est la fête à la grenouille.
A l'aube : propre et resplendissant.

Une petite fugue diluvienne d'Alfred pour la Mère Castor , nymphe des eaux Vidourlienne.



C'était l'à faire du mois de novembre

Et aussi dans la malle d'Alfred, 
il pleut des trucs et de bidules

carnets, agenda, calendrier: de quoi dompter le temps
et des broches facétieuses 




31 oct. 2011

Ivresse

offerte par La Castor :

pourriture noble

Extraits de la collection personnelle d'Alfred
en état de décomposition avancé
- Alfred, les humeurs,  les extraits-

chapitre 1: 
La pourriture noble vit à l'état sauvage dans la bruyère fanée et demande au collectionneur une patience à toute épreuve pour en saisir la fange alors que le soleil décroît, avec une heure d'avance.
Le collectionneur se doit d'être en bonne compagnie, par exemple : du navet, du patchouli et autres ratatouille et pipistrelle.



chapitre 2 :
La pourriture noble pousse aussi dans les livres oubliés - la pourriture n'a aucune pitié pour les vieux mots, surtout quand ils sont plein de nobles jusqu'au trognon - et demande, dans ce cas  précis, au collectionneur un oeil de lynx pour en révéler la trace . On remarquera qu'en dépit du sexe de son nom, la pourriture noble reste essentiellement masculine . Etrange . Saisir cette variété particulière de pourriture noble nécessite, quant à elle, solitude et introspection. La pourriture noble, malgré tout, peut se parer d'or sans rougir . Honteux. Ou bien pas.



Pas l'ombre d'une bouteille de précieux nectar périgourdin . Le collectionneur se contentera donc d'ivresses livresques ou hallucinatoires (une petite omelette ?).




30 sept. 2011

du vent

L'à faire du mois révélée,

le secret du Phénix éventé,

il brûle, puis renaît,
mais il y perd une plume.
il brûle, puis renaît,
mais il y perd une plume.
il brûle, puis renaît,
mais il y perd une plume.
il brûle, puis renaît,
mais il y perd une plume.
(...)
il brûle, puis renaît,
mais il y perd une plume.
il brûle, puis renaît,
mais il y perd une plume.

Le voilà 

à poils

bon à rôtir ?
ou chat à neuf vies ?












authentiques plumes de phénix (contrôle sous huissier plumitif véreux) et carcasse du même phénix de ces bois en fin de carrière : bon à rôtir .

Pour la Mère Castor , par le détective Alfred.

30 juin 2011

interrupteur

    Fol espoir ,


      Feu follet,
   

      Herbe folle,



trois personnages d'une histoire qui reste à allumer,
trois cailloux blancs pour la Mère Castor et l'A Faire de Juin.
ICI 

31 mai 2011

...impromptu...


autoportrait du soir en mode Castor .
inutile de chercher la sortie, tu tourneras en rond .

"L'anti-plan, éventuellement planifié. (...) Image de l'extrême réplication d'un quadrillage fou, c'est-à-dire ayant perdu, à force de prolifération, toute la logique de communication du quadrillage et qui, au contraire, empêche le cheminement. (...) D'un côté, exprime la complication technocratique ou bureaucratique, la gestion externe et irresponsable d'un espace qui a l'air brouillé à souhait et inutilement ; de l'autre côté, il évoque l'autonomisation interne d'une communauté qui se défend de l'intrus en multipliant les impasses, en brouillant les repères, en rompant les trajets (...).
Le labyrinthe  est espace protecteur pour celui qui est déjà au centre.
(...) D'autres, comme le rapporte plaisamment Umberto eco, voient dans ce dessin même la carte globale des courants telluriques ; sinon des mystères du Corps, puisque "le labyrinthe est fait à l'image de nos bonnes et saintes tripes"(Le Pendule de Foucault) . 
(...) l'infini du trajet rassemblé dans un espace circonscrit." 
Roger Brunet , Les mots de la géographie 

Labyrinthique à faire du mois de Mai, pour la Mère Castor, in extremis .

30 avr. 2011

... rouleaux de printemps ...

Rue de l'Alouette, habite une vieille.
Les gosses du quartier l'appellent Mémé Bigoudis.
Elle ne sort jamais sans son fichu noir, son manteau noir et son sac en plastique,
qu'il pleuve, qu'il tempête, qu'il canicule.
Les gosses du quartier la suivent parfois en riant sous cape, 
mais ils ne sont pas fichus de la rattraper dans l'escalier pentu
qui mène à son deux-pièces sous les toits.
Elle est vieille, Mémé Bigoudis, 
mais elle semble voler dans l'escalier chenu, 
et là c'est elle qui rigole.

Rue de l'Alouette , habite une vieille. 
Les gosses du quartier l'appellent Mémé Bigoudis,
car de son fichu noir dépassent,
qu'il pleuve, qu'il tempête, qu'il canicule,
des rouleaux et des piques en plastique aux couleurs fanées.

Rue de l'Alouette, habite une vieille
qui rit sous cape,
car personne ne connaît son secret,
pas même les gosses du quartier.

Chaque 30 avril ,
dans son deux-pièces sous les toits,
la vieille ouvre la fenêtre, ôte son fichu noir, 
et un à un, avec grâce et délicatesse,
enlève les bigoudis qui ne quittent pas sa tête 
de tout l'hiver.

Alors, se déploient jeunes pousses tendres, herbes folles,
clochettes et pétales soleil,
ça bourdonne, ça piaille,
nuées de papillons,
abeilles, grillons,
chêne, hêtre, lilas,
ça sent bon,
un couple d'alouettes volute dans le ciel bleu,
Mémé Bigoudis sourit 
et dans le reflet de la vitre,
regarde le printemps s'éveiller sur sa tête chenue.





L'à faire du mois d'avril, roulée par La mère Castor , chez qui le printemps se déploie tous azimuts.

31 mars 2011

...est-ce que c'est le bateau qui va à Burano* ...


Nous proposons, en boutique, un Précis de Géographie, qui tient dans la poche et ne fond pas dans la main .
contenu : deux tampons / encre rouge / mode d'emploi




ICI
En ce lieu où je suis : le lieu du sujet. C'est différent de là, qui est ailleurs. Le déplacement de l'un à l'autre implique curiosité, voyage, migration; il est au fond même de la géographie. **

LA
Adverbe clé de la géographie. A l'opposé d'ici, là est ailleurs, où je ne suis pas mais que je désigne. Le géographe cherche toujours à savoir, non seulement ce qu'il y a là, mais comment c'est là, et avec quoi c'est là, et pourquoi c'est là. Là se distingue parfois mal d'ici, mais la différence est essentielle : là désigne le lieu qu'on signale, découvre, dévoile, parce qu'on le reconnaît comme différent du lieu où l'on se tient (ici).**
rouge
Couleur assez rare dans les paysages et d'autant plus remarquée, ce qui la rend fréquente dans les toponymes. Associé au couchant, à l'orient ; en russe, krasny signifie rouge mais voulait dire beau . Le rouge évoque le feu de la Terre, la chaleur, le sang, la colère et la fureur, le mouvement, la révolution, le danger...   **

Application :














Chez la Mère Castor, Grande Géographe, d'autres chemins, d'autres ficelles, d'autres territoires à explorer.

* in Burano, Dominique A.
** in Les mots de la géographie, dictionnaire critique, Roger Brunet.