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10 janv. 2018

phare


oh ce blanc
la peau dans l'air glacial
cette nuit j'ai travaillé jusqu'à plus soif


26 févr. 2016

habiter les mots



8/livre

un pan de livres parmi d'autres, celui-ci géographiquement situé à un pas de mon lit, la niche aux livres de coeur, les adorés, les très aimés, parfois pour des raisons sans queue ni tête , des amours déraisonnables, des amants réguliers, quelques autres de passage, autant de lieux à habiter, certains qui me hantent de leur nitescence permanente



7 déc. 2014

ce soir alpinisme


7 décembre : autoportrait

automoi ( je cherche ) - ah mais tiens c'est toi non si tu lui ressembles on dirait un peu enfin vu sous cet angle je ne sais pas si quand même je te touche je peux ou je te frôle ou tu me bouscules où tu en es la vie en rond je vois tu ne changes pas finalement tu sautilles encore à pieds joints dans les mêmes flaques indécrottable du coup tu mens peut-être tu n'es pas celle qu'on croit tu n'es pas celle que je pense  tu n'es pas celle que je panse tu filoutes tu divagues tu flottes t'anguilles tu es floue tu moi je toi joie toit moite moi je tac mite - arrête un peu  

elles aussi sans doute autoportraitent : L, L ...

30 août 2014

l'autocongratulation


j'ai vraiment crû que ce serait bientôt l'été, alors que non, le temps le cul entre deux chaises, ni printemps, ni automne, ni rien , s'est confortablement installé et m'a invité à poser ma tête sur son épaule fraîche . pourtant,  j'ai fait des efforts, j'ai porté des shorts, marché pieds nus, nagé dans la rivière, pas quitté les lunettes fumées, je suis partie au sud, remontée au nord, bernique. le temps d'entre-deux est resté sur son quant-à-soi. nous avons résisté et décidé de nous passer la bague au doigt . il a sorti sa chemise hawaïenne, feuillage touffu vert luxuriant sur fond noir ; j'ai cousu de la dentelle très transparente, très ancienne sur de la soie très légère, brodé des cristaux de roche, une sirène minuscule, un soupir rouge vif et perché mes pieds vernis de bleu azur dans des chaussures vif-argent . au fond, rien n'a changé, nous poursuivons l'histoire entamé il y a bien longtemps, nous continuons à construire obstinément l'histoire du Deux . mais ce jour-là . ce jour-là . l'été s'est installé, fort, éblouissant, joyeux, épatant, fièrement, avec sa pluie fine, avec ses nuages gonflées comme des vaisseaux gigantesques, avec sa fraîcheur d'automne . ce jour-là, contre toute attente, l'été est arrivé, son air de vacances en bandoulière, ses cris de joie et ses rires sous cape. 


(photographies : MrX - mobile "Manta" : Mme Alfred)

13 mars 2012

je

Pour Marie , 11 trucs sur MOI , 11 réponses à ses 11 questions :


*JE suis paresseuse
*JE suis cap' de travailler sans relâchelatêtedansleguidonàfondàfondàfond
*J'aime lire aux ouatères
*JE tombe en pâmoison devant l'étal du fromager
*J'ai honte si J'écrase une petite bête - dans la mesure du possible, JE mets l'araignée, la punaise, ... dans un torchon et dehors
*J'ai mordu la main d'une copine qui m'empêchait de travailler quand J'étais au collège
*JE regardais  le dos des tableaux quand J'étais gardienne de musée
*J'aime dire des gros mots (même dans l'exercice de mon métier, surtout dans l'exercice de mon métier)
*JE fais un voeu lorsque J'entends le premier coucou au printemps - et JE ne me souviens jamais du voeu fait.
*JE me lève toujours aux aurores quand JE suis en vacances ; mais JE déteste me lever tôt quand je travaille.
*J'aime caresser les plantes aromatiques dans les jardins, les parcs, la nature et sentir mes mains après.


...


Comment JE gère mes angoisses ?
si JE suis seule, JE me parle à voix haute comme une vieille folle, sinon, les deux pieds bien dans le sol, JE retrouve mon axe , JE touche le ciel avec mon crâne et JE respire avec le ventre profondément


De quoi J'ai peur ? 
de tout et de rien , ça me grignote de l'intérieur , surtout depuis que J'ai des enfants, alors JE me cause à voix haute comme une vieille folle ; en même temps , JE n'ai peur de rien


Ce qui ME fait plaisir ?
un regard aimable


un joli mot ?
liberté


une belle personne ?
MON homme


MON dernier rêve ?
un scénario foutraque  avec l'impression d'avoir participer à une super production haletante (en vrai, cela ferait certainement un navet ), JE me suis réveillée fatiguée


MON pire cauchemar ?
au boulot, JE tente désespérément de ME faire entendre, en vain, JE n'existe pas


UN modèle ?
MON père, MA mère


une ligne de conduite ?
la générosité


un plat ?
celui que JE partage avec les aimés 


une chanson ?
Putain de toi , de Brassens 
et bien d'autres 


TU veux causer de TOI ? prends le relais et dis 11 trucs sur TOI et réponds à 11 questions que tu inventeras (cf le 1e truc sur MOI) , et fais tourner.

8 nov. 2011

41

soleil de nuit
brillant chaud
love love love
rien à ajouter
juste une année
une cédille





19 oct. 2011



Un rouge-gorge dans le jardin
Un rossignol sur le coeur

et ici 
des oiselles, des oisons en veine 

20 juil. 2011

Piste

Tu sèches l'ami ?
J'y vois ma joie.
Mais j'aurais pu y voir ma croix.

Forcément,Clotho, une île.
(j'arrive au bout de l'insensé voyage sur Kolgouev, et pas de hasards, je retrouve sur mon île des images décrites par Golovanov. Pas de hasards non plus dans les rencontres : ici,sur les chemins de traverse, je croise quelques uns de mes héros ordinaires - D.A,E.J ...)

31 mai 2011

...impromptu...


autoportrait du soir en mode Castor .
inutile de chercher la sortie, tu tourneras en rond .

"L'anti-plan, éventuellement planifié. (...) Image de l'extrême réplication d'un quadrillage fou, c'est-à-dire ayant perdu, à force de prolifération, toute la logique de communication du quadrillage et qui, au contraire, empêche le cheminement. (...) D'un côté, exprime la complication technocratique ou bureaucratique, la gestion externe et irresponsable d'un espace qui a l'air brouillé à souhait et inutilement ; de l'autre côté, il évoque l'autonomisation interne d'une communauté qui se défend de l'intrus en multipliant les impasses, en brouillant les repères, en rompant les trajets (...).
Le labyrinthe  est espace protecteur pour celui qui est déjà au centre.
(...) D'autres, comme le rapporte plaisamment Umberto eco, voient dans ce dessin même la carte globale des courants telluriques ; sinon des mystères du Corps, puisque "le labyrinthe est fait à l'image de nos bonnes et saintes tripes"(Le Pendule de Foucault)
(...) l'infini du trajet rassemblé dans un espace circonscrit." 
Roger Brunet , Les mots de la géographie 

Labyrinthique à faire du mois de Mai, pour la Mère Castor, in extremis .