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7 avr. 2019

les hauteurs




j'ai eu du mal à pousser la porte, les gonds ont un peu rouillé, il y a des toiles d'araignée, de la poussière, du silence. je n'ai pas poussé  la porte depuis longtemps. dedans des graines ont germées, des racines ont germées, des mots ont germés, des peaux ont germés, des fils ont germés.
le courant d'air qui glisse entre mes doigts tourbillonne dans la petite pièce, agite les jeunes pousses et murmure - grow ...  groooooooow      up. la fillette sautille dans les poussières qui flottent dans la lumière, les lambeaux d'enfance résistent, entre mes doigts ils repoussent encore, et encore. sous ses paupières d'adolescente, ils s'agitent encore, et encore. à petits points les lambeaux d'elle, de moi, avalent les hauts plafonds.


Clip vidéo réalisé pour Higher Ceilings écrit et interprété par Alvarez
Animation brodée et dessinée, montage par Hélène Loret - Hic et Nunc
Danse par Lalou Denais
Production et étalonnage par Macha Ovchtinnikova

10 sept. 2017

le dimanche


J'ai observé où le gros chat orange jouait les odalisques, sur l'herbe rase en plein milieu du soleil. J'y ai posé la chaise longue à rayures. Le vent dans les cheveux, qui fait frissonner la peau, alors une couverture. Le gros chat orange ne s'y est pas trompé, il a poussé son corps élastique jusqu'au mien, au point A sa tête posée sur mon sein, au point B, dans la diagonale exacte de mon torse, son arrière -train lourd et sa queue qui l'enroule sagement. Il ronronne. Je ronronne. Nous nous chauffons la peau et le poil de concert dans le soleil de septembre, le vent frais qui glisse sur la peau de mon cou. Nous ne faisons rien. Sous mes paupières, tout est orangé. Plus tard, tout est gris et vert. Je reprends un pinceau, un godet d'eau, et j'aligne des bleus. Je suis dans la couleur et ailleurs, je pense à cette histoire de fil, de mémoire, d'instants collectionnés, une petite voix me susurre - à quoi bon - je lui réponds - pour le vent.

29 mai 2016

calcaire





j'ai dû m'assoupir, baisser la garde . à mon réveil, c'était déjà le mois d'après . les heures ont larguées les amarres sans rien me dire, elles ont glissé en silence bien aplaties contre les murs, personne n'a rien vu, surtout pas moi avec ma carcasse vide comme un fantôme.
hier les arbres au fond du pare-brise avaient exactement la même forme que les nuages, l'un l'autre fouettaient le ciel, épousailles. 
aujourd'hui le ciel est immobile absolument comme le temps, calcification interne, on se regarde en chien de faïence. bizarre . 

A Saint-Léger, belle abbaye de Soissons, j'ai accroché quelques derniers-nés, nés dans des hoquets, entre deux vides intersidéraux . 
C'est ouvert jusqu'au 12 juin, l'après-midi, mais pas le lundi, et même en soirée le jeudi, le vendredi. On y entre librement, pas de risques. Tu peux venir si tu veux. 

L'ardeur (broderies, cheveux sur taie ancienne teinte)
Bois de trousseau (sculpture textile de dessous féminins et draps anciens)
Aménophile 1 et 2, Fantômes, Les Murmures , entre des restes de pierres tombales 
c'est toujours une histoire de temps .

10 janv. 2016

de l'autre côté




j'ai commencé et poursuivi une série de série
la série des boîtes à rêver
la série des coupes d'arbres
la série des filles qui rêvent
la série des Alice

je mets en boîte des petits mondes, je me fais des films, je monte des spectacles, j'assemble, je tresse, je tricote des bouts de montres avec des bouts de plumes
des mondes de quinze sur quinze centimètres, des spectacles sur des plateaux de trois centimètres sur dix-huit, des films en cinémascope et technicolor grand comme ma main

ces moments-là me sont précieux, alors je suis pleine et entière, alors je respire
je les mange
je les bois
je les ranime
je les vole au quotidien
je les vole

Alice : 'A l'oeil'  et  ' Coup de temps' 
Les filles qui rêvent : 'tempête'
Boîtes à rêver : 'Clair de Terre'


10 oct. 2015

velvet eye





je ressasse le même mouvement , cela ne mène à rien, cela me fatigue, il suffirait d'arrêter. il suffit, il suffit, il sut .
je repasse la même chemise, les vieux plis reviennent, rien à faire sinon s'entêter : je repasse la même chemise, je repasse le même vieux jour d'un bras à l'autre, je l'étire et il ne se déchire jamais. les mêmes vieux plis reviennent toujours. je pourrais le rouler en boule et le balancer au fond du panier à linge sale avec la chemise - une chemise de soie très douce aux vieux plis acérés qui déchirent la peau . mais non, je m'entête, je le repasse à l'endroit, à l'envers, j'écrase ses plis avec délectation et je les regarde renaître et boursoufler le jour. d'abord c'est fin, presque invisible, et délicat. et puis ça gonfle, ça ridule, le vieux jour qui tourne en rond ressemble à une pomme qui a perdu son eau. il ressemble aussi à la peau douce de la Nona, et presque j'aime ses rides profondes à ce vieux jour qui n'en finit pas de revenir. Si je me concentre, c'est un paysage, mille vallées profondes qui ne voient jamais la lumière du soleil sauf au solstice d'été.
Je balance le fer brûlant par la fenêtre, dans le brouillard d'octobre. la chemise est de la brume, le jour aussi, il n'y a plus de contours, pas de frontières, un mouvement diffus et permanent, un peu léger mais inéluctable.


sinon, j'ai une valise à faire
des bottes de caoutchouc à emporter
de quoi patauger sur les piccole piazze
j'emporte aussi des appareils photos
j'emporte aussi un carnet, des aquarelles
j'emporte sans doute des nuits sans sommeil
et encore 53 âmes
et encore de la brume sur la lagune

work in progress : grand verre bombé encore sans titre - la chemise  de soi (sans e) 

18 août 2015

un été (1)




nous dînons de soleil sans penser à demain
nous rions maintenant
nous jouons en hurlant de rire maintenant
nous gribouillons n'importe où, nous égarons des traces comme les empreintes d'un rouge-gorge dans la neige
les yeux comme des pépites

21 juil. 2015

robinson c.



Un soir, nous avons posé les matelas sur la terrasse de bois, puis empilé des draps anciens, lourds et blancs, des couettes légères serties de lin lichen, des oreillers fermes . Nous nous sommes nichées là, face au ciel . sa petite main à elle dans la mienne, sa peau à lui contre la mienne . Au-dessus, les martinets et leur tango endiablé, leurs conversations mondaines, leurs courses folles. Au-dessus le ciel bleu cobalt du crépuscule et les nuages encore enflammés de soleil . Ils voguaient lentement, je les ai suivis du doigt un moment . Nous avons lu un peu dans les restes de jour. Les chauves-souris ont remplacé les martinets, silencieuses, le vol ample et gracieux, elles nous frôlaient d'un courant d'air léger comme un baiser. Nous avons lâché prise, la petite m'a dit dans un souffle qu'elle avait un peu peur quand même, j'ai embrassé sa joue de pêche et nous nous sommes endormies les doigts emmêlés, sur notre île de bois au milieu de la ville. La pluie nous a joué un tour, à coup de grosses et lentes gouttes, fraîches, des éclats de rire dans la nuit bleu indigo. Vite, vite, nous avons levé le camp, mis à l'abri matelas, draps, plumes, lin, livres et regagné nos chambrées. Je ne me suis pas rendormie sous le plafond de ma chambre, j'étouffais. J'ai lu longtemps dans le salon et quand les premiers oiseaux ont entamé le chant victorieux de l'aube, j'ai fait de la confiture rouge sombre. cassis. groseilles. fraises . framboises. Robinsonnade tout confort. 
Cette nuit-là, il m'a semblé que ma vie avait un sens. Le reste du temps, non. 

Je voudrais en parler, mais je n'ose (in Les Bibliothèques de Nuit) . technique mixte . 2015

Et maintenant, je pars en vacances, écouter les grillons et compter les étoiles.



23 janv. 2015

danse dense





si tu fais ce geste sans y penser, que dessine-t-il - le voilà comme vide, sa coque sonne creux. maintenant, si tu fais ce geste comme si ton bras traversait une matière dense , regarde, regarde le temps qu'il lui faut pour cheminer, regarde sa texture , l'intensité, la présence, l'existence,  il est. si ce geste, c'est ta vie : allonge le temps, étire le temps , densifie l'air autour, la matière, l'intensité. elle est intense. 

/ J'ai rendez-vous avec vous et vaisseau fantôme , mêle-ange mobiles / en cours , homme-racine / sorti du vide, Alfred on the moOn, mon travail-rhizome proliférant dans la matière dense = vitesse 0,74  : racine-site/

3 déc. 2014

oh, l'amour, tu sais


3 décembre : amour
sur la liste.
sur le macadam
au retour du marché
samedi dernier
une invitation .

pour qui par qui l'histoire ne le dit pas
mais deux mots à la craie sur le macadam
un point d'exclamation un coeur gros comme un pois
une déclaration
sauvage
gourmande
érotique
agressive
Carollienne
passionnée

mais une déclaration

jetée sous le pas du passant pressé par le froid, par la faim,
jetée à tous les vents
discrète sous les feuilles mortes, révélée par un coup de vent

une déclaration susurrée à l'oreille de la Ville
amour
amour
je t'aime tant
je t'aime tant

(l'amour déborde ici, ici et chez l'instigatrice là)


23 nov. 2014

nu



je saisis l'instant : dans le blanc du jour, par surprise une flaque de soleil pâle. c'est délicat, comme le papillon en fin d'été qui s'étiole sur le sol. tu le saisis du bout des doigts, tu espères qu'il s'envole encore. peut-être. ou non.  il laisse une traîne de pigments sur ta peau . 

dans le blanc du papier fragile, je vague à l'âme . je saisis des instants d'une petite vie fictive . peut-être. ou non. femme. elle virevolte, un peu. j'aimerais plus, mais le temps tourne, donc résumé de tourbillon. une femme de fin d'été, qui s'envole, plus forte que les mots ; une petite trace de poudre de graphite sur ma peau . le plaisir de la trace, la liberté du coup de crayon retrouvée. 

aussi, le monde reconstruit / lumière / mots + sons / corps / interactions / intelligence / bonheur : Germinal - Hallory Goerger et Antoine Defoort


24 sept. 2014

grimper sur la table pour regarder autrement




quand même, j'ai épanché ma soif. entrer au dedans et fouiller sous les tentures, les soieries défraîchies, les lambeaux de peaux. déposer la mue encore une fois à côté. tourner en rond dans la cage dix fois dans un sens, dix fois dans l'autre. c'est une question d'habitude. je pense : "j'en ai pour un quart d'heure", j'y passe deux heures , dans le silence de la maison . pousser, déplacer, porter, soulever, arracher, aspirer, jeter, jeter, jeter, mettre ici, essayer là, prendre du recul, recommencer , tactique minutieuse . enfin l'espace joue le neuf, l'air frais, le renouveau. la récompense: se jeter de nouveau dans l'eau cristalline de mon ermitage, retrouver la souplesse du papier blanc, l'onctuosité des couleurs, la répétition perpétuelle du même minuscule coup de crayon, les cartes déchirées, les promesses d'histoires sans importance et formidables. 
Reprise des hostilités, donc. ou reprise de la patience. de nouveau en amour avec ma table de travail, mes outils. j'expurge tout ce qu'il y a là-dedans, dans la caboche. le temps qu'il faudra, le temps qu'il faudrait.

Et puis je cours.

Anatomie d'une montagne. septembre 2014.


1 juin 2014

ni repris, ni échangé





7 vies différentes avec 1 seule vie !!!
c'est écrit -
ou non, je lis de travers :
"7 modèles différents avec 1 seule robe !!! Les patrons rapides Régina ".
enfin -  si Régina fait un effort, 
7 vies différentes avec 1 seule vie !!!
j'en ferais quoi, je les porterais comment, le matin, celle-ci, le soir, celle-là, mais entre 15h et 17h14 plutôt celle du dessous de la pile . Et toutes les autres tomberaient dru de l'étagère bancale . Ou les suspendre, pour les avoir à l'oeil, toutes. des légères, des lourdes, des douces, des rêches, des sombres, des fleuries . Et je tournerai plus vite en rond qu'avec une seule. Si ça se trouve .
En attendant : rien . une seule, et je la perds en rien . stupide .

1 mai 2014

Point d'appui


L'eau de la rivière opalescente miroitait sur le papier glacé. Papa avait l'air d'un fou, son pantalon long trempant dans le miroir. Chaque jour, ils coupaient l'herbe sous le pied de l'abri-bus et la transformaient en miroir aux alouettes. Les vieux du quartier adoraient la mettre dans leurs gitanes, ça les envoyait direct dans les nuages. Mais ils ressortaient chaque fois la moustache plus clairsemée. Le chat attendait, un rat dans la gueule. La bête comme une fleur tordue entre ses crocs . Je vais vous peler la trogne comme une patate, et vous faire frire à la poêle, ou faire de vous un ragoût. une autre fois, répondit l'autre, le ciel est trop bas pour jouer à ce petit jeu : c'est une certitude, vous perdriez... Et lui coller aux basques comme le chewing gum qui ne quitte jamais la bouche de son gamin ? Pouvoir enfin glisser la main sous sa jupe fleurie. Mon jumeau, son amant, en serait étonné.

work in progress . série des Coeurs à l'ouvrage . P à R

4 avr. 2014

la petite nausée de printemps


je me suis planquée, tapie au fond du lit, tentative d'évasion dans un livre . Le temps volé . et puis j'ai pleuré, la culpabilité et la honte en compagnonnage, comme on s'amuse tous les trois, je leur dit . j'ai repris ma valise et débarqué sur l'île déserte, celle qui vague à l'âme dans la voix velouté. au-dessus, s'ouvrent des lucarnes, sur un train qui file au sud, sur le Tage, sur la nuit à Porto, sur le midi à Lisbonne, les eucalyptus . J'y crois et je bricole une petite danse autour de l'arbrisseau qui donne de l'ombre sur l'île déserte. elle est  à portée de main, mais il faut y venir à pieds, et nu . Après j'ai de nouveau mal au coeur, il doit remonter le long de l'oesophage pour se faire la malle, le salaud . Ne me laisse pas avec le vide ; je dois remettre de l'essence ; ça doit rouler encore cette vieille carcasse, ça doit pouvoir rouler encore vers le sud, le vent dedans. prendre les petites routes , se planquer encore un petit peu . mais ça gratte sous l'armure, drôlement.

essai de triptyque minuscule "la patience"

26 janv. 2014

12 juil. 2013

ralenti


Chérie ? Chérie ? Chéri ?
oui
non
peut-être
pas encore
plus maintenant
jamais
enfin
non
oui
toujours
je voudrais
j'aimerais
je pourrais
mon oiseau
mon chat
mon rat
mon coeur
mon coeur
mets-toi là
non ici
c'est mieux ainsi
ça aurait pu
tant pis
tant mieux
pourquoi
ta bouche
ta cheville
ton estomac
tu vois
je vois
je m'ennuie
je soupire
tu respires
ça suffit

30 mai 2013

mécanique appliquée

j'ai quitté mon coin de campagne - mon, tu sens, tout de suite, ce besoin vindicatif de propriété ?- reprends. j'ai quitté ce coin de campagne - enfin, ce coin, parce que la campagne a des coins - reprends. j'ai quitté cet espace-là  - là, plus ici- ; cet espace, où chaque instant était une vacance - de moi, des autres, de la vitesse, du bruit, du vide . j'ai posé mes cartons, les cartons, les valises, les falbalas, les tintouins, le toutim sur un coin de ville - l'espace plein de moi, des autres, de la vitesse, du bruit, du vide . novembre qui n'en finit pas de s'étirer - sept mois de novembre,  une prouesse pour un mélancolique -  a ouvert une brèche dans les pleins : refuge . un coin, ce coin où la pluie joue des congas sur le toit fin et je suis dans la caravane, celle de l'enfance, aux coussins fleuris d'orange et d'ocre, les étés plus longs que les restes d'an, à courir dans la lande au soleil dans la bruine sous la pluie rincée avec le vent et la pluie la pluie qui polyphone sur le toit fin de la caravane . vacances - de moi, des autres, de la vitesse, du bruit, du vide.
il a quitté son coin de montagne, ce coin de montagne, cet espace-là ; espace non vacant, temps sans vacance ; un baiser sans doute à elle, et elle juste née, à eux bien petits. traverser l'espace immense et vide et plein d'ici à là , de A à B, en ligne droite -ou non- trajectoire rectilignement  loooooongue du paquebot , classe D, F, K sans doute , et pas d'iceberg . il a posé son carton ou sa valise pas de falbalas, ni de tintouins, encore moins de toutim sur la virgule de la ville, d'abord, un peu plus tard sur un autre coin de montagne , sous un coin de montagne . creuser, creuser, creuser, creuser, creuser . huit ans c'est long et rectiligne et très plein et la pluie peut-être et le vent aussi mais courir dans la lande j'en doute mais creuser ça oui creuser dans le noir le noir . quitter cet espace-là, troué, le temps passé, les pleins, les vides dans la valise ou le carton , de B à A . un baiser sans doute à elle, et elle et eux bien grands .




1 avr. 2013

poisson arboricole


écho, ecco, ecco ,
Mère Castor,
une ébauche de Méduse d'arbre,
Belle de printemps, nid, oeuf, la sève monte .
ici, c'est comme ça , Méduse est une bonne femme pleine de promesses,
bien entourée, orvet, vipère, couleuvre, les amies du jardin ,
jardin-fée.

1 mars 2013

ode hissée


j'ai habillé la lumière de papier peu de temps après midi en fait bien 14 heures sonnées - hors les murs la lumière est uniforme et plate et morne et mélancolique aussi je perds la notion du temps - lumière de mars comme celle de février quitté hier, plus de frontière, lavis . après je ne sais plus vraiment , j'ai dessiné et mon coeur dans ma main . la petite a épuisé ses histoires de capes, d'épées, de monstres avec la musique qui va bien trompettée du bout de la bouche, du jour . nous avons mis le nez  et le reste dehors dans le blanc laiteux et plat et immobile et interminable du ciel et nous avons croisé d'autres humains, rugueux, râpeux,  vivants je crois . la grande façonne des corps blancs laiteux presque vivants , aussi . Sinon, Josette ruse pour rejoindre son perchoir sous le toit : elle vole d'abord sur la barre intermédiaire, je l'ai vu . Sinon le hasard n'existe pas mais l'écho oui . la lumière du dehors vire au gris glaciaire quand je me rappelle l'écho de la mère castor , et l'indice raccommode ses visages cocons à mes îles poumons . je peins des arbres , je dessine des organes , le hasard ou le bazar sur ma table voilà une carte de l'odyssée et les îles audacieuses dans mes poumons dans mon coeur, je suis Ulysse je ne reviens pas, je n'en reviens pas - c'était il y a déjà quelques jours (je vous ai dit que je perdais la notion du temps ?) - et maintenant atome crochu avec ses sirènes . Sinon, j'ai entamé une intéressante passionnante collection de bobos de pied - l'anatomie pédestre n'a plus de secrets  presque plus de secrets prendre son pied prendre son pied la belle affaire.

écho de février à la Mère Castor ... Ulysse et les sirènes.

13 févr. 2013

tintamarre



le coeur du monde est de nacre
les soirs d'avril je n'entendrais plus le rossignol
le soir désormais j'entends des combats de cloches
mon coeur est de papier
suis-je compatible avec le monde