dans la tempête, la moindre braise est comme un feu de joie. nous empilons le petit bois autour d'un noeud de vent et craquons l'allumette . nous nous serrons très fort autour de la lueur qui parfois vacille . il faudrait sans doute regarder autour l'obscurité, les sombres sous-bois dans les yeux, en fait de monstres des branches bourgeonnantes. nous tentons la danse autour du feu et nous écroulons parfois épuisés pantelants , j'attrape sa main et je ne sais laquelle des deux sauve l'autre, nous n'avions pas vu que nous soufflions sur des braises au fond de l'océan. et nous recommençons encore et encore . c'est la vie nous dit-on, estime-toi heureux nous dit-on, alors que nous rêvons parfois (souvent) de tempêtes majestueuses, de feux de joie avec flammes léchant la cime d'arbres géants, de courses folles dans le vent impétueux.
restent les détails
les fragments de joie comme des braises
j'ai même cuisiné et mangé des capellini avec une sauce des dernières tomates cueillies dans mon jardin tout au nord à la sainte-Barbe - le vent tourne n'importe comment, le feu peut bien brûler au fond de l'océan.












