Affichage des articles dont le libellé est Autour de mon crâne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Autour de mon crâne. Afficher tous les articles

27 déc. 2015

l'amour se planque dans les détails
















dans la tempête, la moindre braise est comme un feu de joie. nous empilons le petit bois autour d'un noeud de vent et craquons l'allumette . nous nous serrons très fort autour de la lueur qui parfois vacille . il faudrait sans doute regarder autour l'obscurité, les sombres sous-bois dans les yeux, en fait de monstres des branches bourgeonnantes. nous tentons la danse autour du feu et nous écroulons parfois épuisés pantelants , j'attrape sa main et je ne sais laquelle des deux sauve l'autre, nous n'avions pas vu que nous soufflions sur des braises au fond de l'océan. et nous recommençons encore et encore . c'est la vie nous dit-on, estime-toi heureux nous dit-on, alors que nous rêvons parfois (souvent) de tempêtes majestueuses, de feux de joie avec flammes léchant la cime d'arbres géants, de courses folles dans le vent impétueux.
restent les détails
les fragments de joie comme des braises
j'ai même cuisiné et mangé des capellini avec une sauce des dernières tomates cueillies dans mon jardin tout au nord à la sainte-Barbe - le vent tourne n'importe comment, le feu peut bien brûler au fond de l'océan.


6 avr. 2015

à l'envers



le paysage défile, tout à l'heure, vertige et tournis - pas besoin de grand huit, un aller de ce point-ci à ce point-là en automobile me suffit. je décide : pas d'oeil vague, pas de vague à l'âme. je décide : je regarde vraiment, je regarde au présent, je fais semblant de ne rien voir dans le rétroviseur. Je regarde les lambeaux d'un sac plastique qui habillent de dentelle crasse un arbre où la sève commence juste à hisser les voiles. je regarde le gamin assis en équilibre sous le pont qui boit du fluorescent en bouteille. je regarde la touffe d'herbe sèche et rousse qui ploie sous l'impulse des masses d'airs déplacées par les voitures. je regarde les pointillés des troncs de bouleaux bien réguliers, bien droits, bien rangés, bien dans le moule . je regarde la grosse femme en doudoune sombre et en nu-pieds blancs, talons de 4 centimètres, dans son sac en plastique il y a des choses, des trucs, des trésors, ça ne fait pas un pli, trouvés à la brocante croisée 100 mètres avant. des heures plus tôt, même chemin qu'elle, dans mes godillots noirs, les pieds gelés du froid mordant de l'aube, dans mon sac en toile, des choses, des trucs, évidemment des trésors trouvés pour quelques piécettes à la même brocante - à pieds, le vertige gagne moins vite.

en attendant qu'il revienne, j'ai déposé les commencements d'une idée derrière la tête dans la petite vitrine trouvée à l'aube, histoire de . ça range. ça arrange. ça évite la fuite des idées, ça rassemble, ça ouvre d'autres pistes.  un début, mis sous clé, pour qu'il ne s'évade pas. 

Ah

O k où

Des fois que

certainement, mes petites demoiselles, évidemment, sûrement. 

- les chemins virtuels sont parfois impénétrables, je n'ai toujours pas compris comment répondre directement aux commentaires, que je lis pour certains bien des jours après qu'ils aient été écrits. que je lis avec plaisir . j'essaie la télépathie . avez-vous entendu mes sourires chères Flo, Delphine, Eva-Mona, Sab... c'est un petit bonheur de vous lire à chaque fois. les cheveux de comète : j'en ai plein les poches -


23 déc. 2011

des possibles


Après, l'appareil à fixer le temps et l'espace a rendu l'âme.
Après, je me suis égarée dans le port d'Anvers , alambic pour géants.
Après, je me suis égarée dans l'infiniment petit des scènes d'Avercamp.
Après, je me suis égarée dans les touches vibrantes  saisissant une vue de Delft  qu'aucune reproduction ne peut rendre.
Après, j'ai tourné en rond avec des lézards.
Après, Amsterdam, La Haye, la mer du nord la nuit.
Après, les nuit longues, la langueur, le poids du temps .

Il reste l'hibernation, l'envol ou croquer la pomme .

11 déc. 2011

chasse à courre


qui attrapera qui
qui mangera qui

j'ai construit un bonnet rouge à poils blancs
j'ai construit un os aux boucs haut
j'ai construit une poche de lutin vert printemps et mis des oiseaux dedans
j'ai construit un gars tôt , coco, pom pom pom
j'ai construit du vent qui tient entre mes deux oreilles
j'ai construit une petite boule d'angoisse bien serrée et tissée d'amer
j'ai construit un petit chou pom pom pom braisé longtemps lonononongtemps douououcement dans le ventre noir du poêle
j'ai construit du rien dans mon dos et loin devant je l'ai projeté

qui attrapera qui
qui mangera qui
zip couic cric croc

13 juil. 2011

Ô


Je vais voir ma joie.

lecteur de passage, si tu devines où je reprends le rôle de Robinson,
je t'enverrais un extrait de joie.
Tu as jusqu'au 9 août.

9 juil. 2011

marchand de sable



En réponse à un Sébastien langoureux,
La Rose,
La Chiffon,
à l'oeil qui pétille,
a mis dans mes draps Albert-Bernard.
Drôlesse.
Les nuits sont douces, ma mie.

30 juin 2011

interrupteur

    Fol espoir ,


      Feu follet,
   

      Herbe folle,



trois personnages d'une histoire qui reste à allumer,
trois cailloux blancs pour la Mère Castor et l'A Faire de Juin.
ICI 

13 juin 2011

...un voyage, aussi...













Achille a dit : bon, si tu veux.
mais enfin, tu sais ...
(oui, oui, je sais)
Achille dit : tu vois, je te l'avais dit.
(aïe .. aïe ... oui, bon... aïe)
Achille dit : pause ?
(aïe, oui. jusqu'au 24 septembre. Tu dormiras alors)
(peut-être)


(Alfred et la Cie Merle , province du Hainaut, 11 juin, La voie est libre & des frites)

31 mai 2011

...impromptu...


autoportrait du soir en mode Castor .
inutile de chercher la sortie, tu tourneras en rond .

"L'anti-plan, éventuellement planifié. (...) Image de l'extrême réplication d'un quadrillage fou, c'est-à-dire ayant perdu, à force de prolifération, toute la logique de communication du quadrillage et qui, au contraire, empêche le cheminement. (...) D'un côté, exprime la complication technocratique ou bureaucratique, la gestion externe et irresponsable d'un espace qui a l'air brouillé à souhait et inutilement ; de l'autre côté, il évoque l'autonomisation interne d'une communauté qui se défend de l'intrus en multipliant les impasses, en brouillant les repères, en rompant les trajets (...).
Le labyrinthe  est espace protecteur pour celui qui est déjà au centre.
(...) D'autres, comme le rapporte plaisamment Umberto eco, voient dans ce dessin même la carte globale des courants telluriques ; sinon des mystères du Corps, puisque "le labyrinthe est fait à l'image de nos bonnes et saintes tripes"(Le Pendule de Foucault) . 
(...) l'infini du trajet rassemblé dans un espace circonscrit." 
Roger Brunet , Les mots de la géographie 

Labyrinthique à faire du mois de Mai, pour la Mère Castor, in extremis .

29 mai 2011

...ZMovie...






J'ai mangé
une pizza quatre fromage
une truite à la salicorne de la Baie de Somme
un sorbet aux fraises de monsieur truc
un steack tartare et des tagliatelles
une tomate farcie veau, chair à saucisse & olives
une salade de concombre du panier de François -non tueur mais bio
une tortilla pommes de terre & champignons
un muffin poireau-sésame
une brick sardine-citron
une brick tomate-mozarella
une purée d'avocat
des fraises du panier de François
un tagine poulet, olives violettes & citrons confits
une soupe de fèves
des asperges du panier de François vapeur et crème au parmesan
des fraises du jardins cueillies sous le soleil de juilletmai

avec les amis, les aimés, l'amant

j'ai croisé des mondes parallèles, certes exotiques,
trop peu accueillants
j'ai tourné en rond
souvent revenue au point de départ
me suis cognée aux faux-semblants
mais pourtant, à l'instant,
trou noir
page blanche
pas l'once du début d'un labyrinthe .

reste deux jours ,
faut voir,
le comment du dedans de l'assiette de demain .


22 mai 2011

...rouge nuit...



Je suis Marie à la trace :
Mal de pierre quand son Battement d'ailes.
Et semer des pavés,
d'or,
rouge dedans, bruleux, brumeux.
dors,
rouge dehors.

13 mai 2011

... des fleurs (ad libidum) ...



Achille me casse les pieds,
de presque gazelle à presque éléphant,
non, tu n'iras pas dansé ce soir,
ou juste avec ta tête .
Achille, à quoi tu joues,
de tendre tendon à tendon de béton,
reste plus qu'à s'évaporer au soleil .
Enfin, il reste les mains,
et Marcel,
et Paulo,
et la vieille Avril à faire danser
sur du papier .

11 mai 2011

...des fleurs (bis)...






Une couronne de fleurs, une armure de laine, sous mes pieds les squelettes du printemps, sur mes doigts des mots insensés : "Parfois je perds la tête, tellement tout se met à frémir, à scintiller de mille craintes - déferlement de harengs se jetant dans les filets ...
(...) Je sais . Les vraies pensées surgissent toujours après. Quand tout est accompli. Prêté attention à ces bancs de poissons n'a aucun sens. J'ai une sinusite . Je ne supporte pas le froid."

couverture de survie délicieuse de Clothogancho , mots du voyage fabuleux entamé hier soir (sur ses conseils éclairants) de Vassili Golovanov - Eloge des voyages insensés.