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8 janv. 2017










pour clore la vieille année, nous sommes retournés dans les lieux qui nous habitent - très accompagnés, et pour travailler - c'était bien, presque magique.

Gand
Ypres
Anvers
La Haye
Amsterdam

bien sûr, nous y retournerons, ce n'est pas si loin, et c'est comme s'arrêter quelques jours dans la maison de son enfance - joyeuse l'enfance, légère, courses dans les prés et pomme croquante.

maintenant, je reprends les crayons, les aquarelles, la plume, la colle, les ciseaux, les vieux papiers et hop .
maintenant, j'imagine les mois à venir, et aussi cet instant, oui celui-là , et celui-là, et celui-là, et celui-là, et 

5 mai 2015

en Ut














nous avons repris la voiture et roulé vers Utrecht - ciels déchirés, qui jouait avec l'interrupteur ? - nous avons tourné autour de la ville : enquête . nous cherchons la maison de Rietveld qui nous échappe à chaque échangeur. je n'aime pas être diriger par une petite boîte électronique, elle ne donne pas la mesure de l'espace, je lui préfère la carte, celle qu'on déploie, alors je maîtrise le paysage, j'aime les cartes topographiques au 25 millième, les courbes de niveau qui réinventent les volumes, les pentes, des ravins , les lignes abstraites où je peux rêver et voyager. dans l'écran trop petit du téléphone qui nous sert de guide, je suis ou trop près et je perds la mesure du monde, ou trop loin et l'espace se réduit par manque d'indices. nous avons tourné en rond et raté les cubes de Rietveld, la prochaine fois j'aurais une carte . Nous avons marché, goûté la ville, le nez en l'air, et grignoté une tartine au musée de l'université - Oude Hortus , oh les serres sous le ciel cerruleum, et les giboulées - les squelettes déformées, freaks en bocaux, l'étrangeté - l'une ne s'arrête plus de dessiner, l'autre se cache dans les bosquets - l'une dessine toujours, l'autre chocolade & slagroom sous les nuages fouettés. j'ai marché encore, les mots de V. en tête qui m'avait parlé de la ville, j'ai trouvé ses mots ici, et ici aussi. j'en ai inventé d'autres. 

3 mai 2015

âme(sterdam)















Nous avons pris la voiture - au fond, ce n'est pas si loin. nous avons fait demi-tour, puis repris la route, fait un détour, une histoire de clé, une histoire de passeport, un peu la rage dans l'habitacle. sans carte, nous avons osé l'égarement, peu de risques en vérité, les distances sont courtes ici, et nous retrouvons vite des repères, les grues de Rotterdam, et puis les prairies à perte de vue et leurs rus bien alignés, et leurs moutons oies vaches bien rangées. Les abords de Delft, pas si loin La Haye, en passant, on se promet d'y revenir parce que Delft sous la neige ... et le musée Escher de La Haye, et le Vermeer hypnotique du Mauritshuis . Nous touchons au but, sur des artères à cinq voies, et laissons la voiture pour quelques jours en périphérie. Un seul tram. Ignorants, nous voilà projetés en plein King's day, comme un surgissement d'un lointain passé, celui du Jour des Fous du Moyen-Âge, ou l'année de mes 12 ans (?) quand les Gilles de Braine-Le-Comte ont débarqué tempétueux dans mon village d'alors. la rue est orange, bruyante, bondée,elle est pavée de canettes de bière écrasées, elle sent la frite et le shit, . c'est très joyeux.  les jours suivants, nous avons marché, erré, vagabondé au soleil, sous la pluie, ça a parfois tiré à hue et à dia, nous sommes retournés dans la maison de Rembrandt, passé du temps dans le cabinet de curiosités, une incursion tropicale , hortus botanicus, le temps de sentir la chaleur moite d'une forêt équatoriale m'écraser la poitrine comme un chat gigantesque. nous avons marché le soir, à regarder derrière les fenêtres la vie des gens. Puis repris la voiture pour Utrecht.