10 sept. 2017

le dimanche


J'ai observé où le gros chat orange jouait les odalisques, sur l'herbe rase en plein milieu du soleil. J'y ai posé la chaise longue à rayures. Le vent dans les cheveux, qui fait frissonner la peau, alors une couverture. Le gros chat orange ne s'y est pas trompé, il a poussé son corps élastique jusqu'au mien, au point A sa tête posée sur mon sein, au point B, dans la diagonale exacte de mon torse, son arrière -train lourd et sa queue qui l'enroule sagement. Il ronronne. Je ronronne. Nous nous chauffons la peau et le poil de concert dans le soleil de septembre, le vent frais qui glisse sur la peau de mon cou. Nous ne faisons rien. Sous mes paupières, tout est orangé. Plus tard, tout est gris et vert. Je reprends un pinceau, un godet d'eau, et j'aligne des bleus. Je suis dans la couleur et ailleurs, je pense à cette histoire de fil, de mémoire, d'instants collectionnés, une petite voix me susurre - à quoi bon - je lui réponds - pour le vent.

6 commentaires:

  1. C'est peint? j'ai cru à une broderie, légère et douce. Un joli dimanche...

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    1. Bonjour Flo ! Eh bien oui, tu as bien cru ! il s'agit de broderies. Une idée piquée à Olivia Ferrand : gribouiller chaque jour de vacances au fil. Evidemment, je n'ai pas suivi la consigne du "chaque jour", mais broder-dessiner avec ce qu'il y a sous la main (en l'occurrence ce morceau de taie de traversin qui m'a suivi partout), oui, des traces de ces vacances, à travers ma petite ...

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  3. Un beau moment de lecture passé avec toi. J'y étais.

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Bonjour, merci d'être passé dans ma cabane virtuelle . Si vous laissez une trace, je répondrais ici. A bientôt