4 oct. 2017

vague


je compte les jours, avec la vague impression de flotter entre deux eaux - alors quoi, un espace vide (le vide, j'en connais un rayon, je le pratique, je le reconnais aussi chez les autres, dans les mots, dans les yeux, dans les corps, et je le crains, combien de fois je me suis retrouvée coincée en haut d'un escalier parce que le vide m'avait sauté à la gorge, planté ses crocs dans ma chair, secoué mon coeur dans tous les sens). je suis rentrée hier, je ne flottais pas, j'avais du plomb dans les poches et dans le crâne. je ne supporte plus le bruit ininterrompu et ils étaient particulièrement bruyants, sourds à mes exigences de moins de décibels (s'il.vous.plaît), faut-il que je sois impolie pour qu'ils chuchotent. P et L étaient ailleurs, un spectacle en préparation, l'ouverture du festival, ce sera joyeux. j'ai erré sur la toile, en sachant que ce n'est vraiment, vraiment pas la solution, mais là, comme décérébrée, comme un poisson mort . c'est faux, en fait, avant, j'ai terminé la rédaction du projet, j'ai écrit à S. avec ce qui m'obsède et ce qui me fait tenir pour ces derniers jours à venir. je ne sais pas vraiment où je vais. non, c'est faux, aussi. L et P sont rentrés tard. L fatiguée, n'a rien mangé. j'ai lu, un livre qu'il me semble avoir déjà lu, et pourtant plus j'avance plus le souvenir que j'en ai disparaît. je regarde le jardin, chaque jour une nouvelle tache d'or d'orangé de rouge , et de temps en temps une feuille qui tombe lentement. 

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