31 mai 2011

...impromptu...


autoportrait du soir en mode Castor .
inutile de chercher la sortie, tu tourneras en rond .

"L'anti-plan, éventuellement planifié. (...) Image de l'extrême réplication d'un quadrillage fou, c'est-à-dire ayant perdu, à force de prolifération, toute la logique de communication du quadrillage et qui, au contraire, empêche le cheminement. (...) D'un côté, exprime la complication technocratique ou bureaucratique, la gestion externe et irresponsable d'un espace qui a l'air brouillé à souhait et inutilement ; de l'autre côté, il évoque l'autonomisation interne d'une communauté qui se défend de l'intrus en multipliant les impasses, en brouillant les repères, en rompant les trajets (...).
Le labyrinthe  est espace protecteur pour celui qui est déjà au centre.
(...) D'autres, comme le rapporte plaisamment Umberto eco, voient dans ce dessin même la carte globale des courants telluriques ; sinon des mystères du Corps, puisque "le labyrinthe est fait à l'image de nos bonnes et saintes tripes"(Le Pendule de Foucault)
(...) l'infini du trajet rassemblé dans un espace circonscrit." 
Roger Brunet , Les mots de la géographie 

Labyrinthique à faire du mois de Mai, pour la Mère Castor, in extremis .

29 mai 2011

...ZMovie...






J'ai mangé
une pizza quatre fromage
une truite à la salicorne de la Baie de Somme
un sorbet aux fraises de monsieur truc
un steack tartare et des tagliatelles
une tomate farcie veau, chair à saucisse & olives
une salade de concombre du panier de François -non tueur mais bio
une tortilla pommes de terre & champignons
un muffin poireau-sésame
une brick sardine-citron
une brick tomate-mozarella
une purée d'avocat
des fraises du panier de François
un tagine poulet, olives violettes & citrons confits
une soupe de fèves
des asperges du panier de François vapeur et crème au parmesan
des fraises du jardins cueillies sous le soleil de juilletmai

avec les amis, les aimés, l'amant

j'ai croisé des mondes parallèles, certes exotiques,
trop peu accueillants
j'ai tourné en rond
souvent revenue au point de départ
me suis cognée aux faux-semblants
mais pourtant, à l'instant,
trou noir
page blanche
pas l'once du début d'un labyrinthe .

reste deux jours ,
faut voir,
le comment du dedans de l'assiette de demain .


22 mai 2011

...rouge nuit...



Je suis Marie à la trace :
Mal de pierre quand son Battement d'ailes.
Et semer des pavés,
d'or,
rouge dedans, bruleux, brumeux.
dors,
rouge dehors.

14 mai 2011

...400 coups aux fenêtres...



Chez la Dame, le mystère frappe à la fenêtre,
en hommage au samedi,
elle sème des cailloux à histoires,
sur le bord de sa fenêtre.

En hommage à sa fenêtre,
à celle d'Alfred H.,
je sème aussi .

(bord de fenêtre de cuisine, Sacré-Coeur, cowboy, main, bouillon Kub)

13 mai 2011

... des fleurs (ad libidum) ...



Achille me casse les pieds,
de presque gazelle à presque éléphant,
non, tu n'iras pas dansé ce soir,
ou juste avec ta tête .
Achille, à quoi tu joues,
de tendre tendon à tendon de béton,
reste plus qu'à s'évaporer au soleil .
Enfin, il reste les mains,
et Marcel,
et Paulo,
et la vieille Avril à faire danser
sur du papier .

11 mai 2011

...des fleurs (bis)...






Une couronne de fleurs, une armure de laine, sous mes pieds les squelettes du printemps, sur mes doigts des mots insensés : "Parfois je perds la tête, tellement tout se met à frémir, à scintiller de mille craintes - déferlement de harengs se jetant dans les filets ...
(...) Je sais . Les vraies pensées surgissent toujours après. Quand tout est accompli. Prêté attention à ces bancs de poissons n'a aucun sens. J'ai une sinusite . Je ne supporte pas le froid."

couverture de survie délicieuse de Clothogancho , mots du voyage fabuleux entamé hier soir (sur ses conseils éclairants) de Vassili Golovanov - Eloge des voyages insensés.

4 mai 2011

...réclame...




Mobiles pour flotter au 7e ciel ,


Mobiles vivants 
le samedi 7 mai , à 20h30,
MJC de Crépy-en-Valois
(il reste quelques places)