30 nov. 2010

...fantômes de novembre ...

chhhhhhhh
chhhhhhhhhhh
ectoplasmes
ombres
fumées
brumes
vapeurs
je vous ai suivis à la trace,
saisis,
pincés,
fixés sous verre,
dans mon cabinet de curiosités
vous voilà
pour l'éternité
à moi 
chhhhhhhhhh
chhhhhhhhhhhh
...?...
où êtes-vous ?
déjà enfuis ?
déjà évanouis
...










C'était l'A faire de novembre , sous la houlette de la plus fameuse chasseresse de fantômes .
D'autres lémures à observer ICI.

(les yeux de Sherlock sont de Sab)

21 nov. 2010

... mon oeil ...


Ce jour d'huis
A 6 h 20,  j'ai vu la lumière orange de la rue sculptée par la dentelle du rideau.
A 6 h 50, j'ai vu le brouillard de café nimber le visage de Patchouli.
A 7 h 15, j'ai vu des lucioles électriques révéler le dedans des cartons.
A 7 h 40, j'ai vu Paris en couleurs  sur une caisse de bois.
A 8 h 00, j'ai vu les talons de D.Wilde comme un cheval sauvage.
A 8 h 30, j'ai vu le monde dans la paume de ma main.
A 8 h 45, j'ai vu l'asphalte endiamanté de pluie.
A 9 h 30, j'ai vu les brumes de café s'épancher à l'oreille de Patchouli.
A .
J'ai vu .
Huis .

15 nov. 2010

... hi han ...

Alfred, un jour, posera un âne sous les sureaux,
ou deux.
En attendant, autour de son cou, Alfred mettra en suspension 
des bouts de ville,
des nuages psychédéliques.
Réalisés à deux ou quatre mains,
par Leslie et MoeM,
traits sûrs, dessins aux ciseaux agiles,
à découvrir





Un jour, Alfred posera un chameau sous les sureaux,
ou une libellule des Carpates.
En attendant, Alfred soulève un peu le coin du voile, 
à la demande express de sa tante Simone,
celle qui habille l'Ambassadeur et Dark Vador.



Quelques carnets d'Alfred à découvrir dans la Malle, ICI,
en attendant la suite ,
un os à ronger, en somme, tantine.

13 nov. 2010

...Peindre le printemps...

Alors que vent et pluie ne semblent jamais vouloir rendre les armes,
rincée, les cheveux en vrac, les pensées en bataille,
j'ai trouvé un refuge.
Je me suis égarée dans le printemps . 
Prunus en fleurs, traces, montagnes, brumes d'aube or, rosée, marcheurs éternels,
projecteur, traces, lave-vaisselle, corps nus,
infimes détails , voyage sans fin entre les couches translucides de l'imaginaire d'un poète du trait,
de la trace, inscrite à la cire d'abeille sur le corps transparent du papier.



carnet d'esquisses (extrait) . Patrick Chapus 

S'égarer dans le printemps en allant ici:

(à explorer de loin, de très près , en grappillant sur les flèches)

ou en vrai , à Château-Thierry (02).

11 nov. 2010

...radiateurs...


Jørn Riel
Haruki Murakami
Jane Austen
Erri de Lucca
Evelyn Waught
Arnaldur Indridason
Jean Tardieu
Boris Vian
William Shakespeare
Arto Paasilinna
Louis Calaferte
Richard Brautigan
Georges Perec
Samuel Beckett
Edgar Allan Poe

Ici, , ou , et ailleurs encore, des petits chemins errants de pages en pages ; des paysages à découvrir, de petits soleils pour tiédir la peau.
Et toi, qu'est-ce qui te réchauffe quand le vent souffle et décorne les boeufs ?

7 nov. 2010

...geométries variables...




Sous les pluies d'automne, Alfred, dompteuse de bêtes fauves et de temps sauvage, saute allègrement
de flaques en flaques,
de 39 à 40,
de pages en pages,
pas de gomme pour ôter les broderies du temps,
de la gomme pour empreinte-r  vieux papiers et cartons ondulés,
pas de scalpel pour oublier les griffures du temps,
du scalpel pour creuser la gomme
et laisser une petite trace,
sauvageonne.
Et les petits carnets s'empilent,
pour laisser des traces,
fauves.

4 nov. 2010

... ectoplasmes...





Chut . 
Je pars à la chasse .
A la chasse aux papillons ?
Papillons de nuit peut-être,
éphémères invisibles sans doute .
Je les suis à la trace, 
dans mes filets j'espère les surprendre.
Lémures,
brumes chimériques,
vous laissez des traces,
des traces, 
des tracccccccccccccces,
chchchchchch,
Impalpables, je vous tiens.
A la fin de novembre,
dans mes vitrines, 
je vous épinglerais,
Fantômes.

La chasse aux spectres est ouverte chez la Mère Castor , à faire de novembre...