31 oct. 2010

...au sec et au chaud...

Un soir d'automne, quand le ciel s'effiloche, de tes doigts de fée saisis un fil de brume orange amère. Sois délicat et dévide la bobine dans les branches poudrées d'or.
Au creux de la toile ainsi tricotée, il te faudra alors cueillir les dragons de poche pour réchauffer l'hiver à venir.










Du feu, des flammes, 
dragons minuscules à emporter partout, 
posés sur le coeur, 
au revers du manteau pour éblouir les passants,
 au fond de la poche ;
 et au creux des mains le petit feu 
qui couve, qui couve - de douceur ou de colère, selon l'humeur du jour .
Du feu, des flammes ,
 petits dragons de cendre,
 faire feu de tout tissu ,
 pour la Mère Castor et l'A faire du mois ,
où tu pourras souffler sur d'autres braises.

29 oct. 2010

... cric crac ...












Encore des lignes, et des petits points . de suspension ou de vue . Des ciels d'albâtre sous les paupières, et sous les semelles , mille fines coquilles nacrées craquèlent. Emmitouflée d'air feutré, Alfred passe d'octobre en novembre sans faire d'autres bruits que les cric et crac des coquilles de nacre.

23 oct. 2010

... ça flotte ...





Un temps  , ô la ligne suspendue . De flottaison, dans les brumes de coing, de pomme . Un temps, ô de saison . La ligne de fuite , dans les brumes d'octobre . Gelées d'ambre, terres blanchies à l'aube . La ligne en suspension, les bras, les doigts . Les yeux, au ciel , en voyage . 
(et en préparation, carnets de tout de rien , pour s'inventer des écrits de voyages immobiles, de voyages derrière les paupières).
Et les oreilles, In the flowers .

21 oct. 2010

... scintillement ...






Hors-temps, je m'installe trois jours dans les salles obscures . Des milliers d'images , ombres et lumières construisent des voyages immobiles dans : l'infiniment grand,  l'infra rouge,  le noir mat,  les scintillements , les miroitements, l'eau de mer, l'eau des larmes, le ciel bas, le ciel pur, l'amour toujours.
Autour, vingt présences adolescentes : partage d'émotions . Et de leurs mains, naissent d'autres images, et même la pasta . Sur les genoux, je suis revenue au temps présent , mais dans la tête, encore et encore de précieux fantômes .

(Je criais contre la vie ou pour elle, Vergine Keaton)
Des gravures du 19e qui poursuivent un improbable but ...





(Ecuador, d'Estelle  Journoud et Benoît Audé)





(Alamar, de Pedro Gonzalès-Rubio)
Une merveille, poétique et sensible ...

10 oct. 2010

... c'est comme ça ...


Petit Poucet ravi , sur le chemin  d'ogre point, mais des cailloux blancs, étincelants, doux, rugueux, absurdes, drôles, rouges, noirs, suspendus, précis, bleus, sans jamais s'égarer, non, en balade, nez au vent, respirer, respirer, et des rencontres, des regards, des mots, danser sur la piste du Cirque avec Elvis, manger du bleu, s'enfoncer dans des canapés mous.


Festival C'est comme ça! ... Lux (Daniel Larrieu).Love song + reconstitution(Skipe :fragments d'expérience).Les rois du suspens (Grands Magasins).Nos solitudes (Julie Nioche) et d'autres, encore, encore .

3 oct. 2010

... regain estival...


Dans la cuisine de madame Alfred, l'été fait de la résistance :

Compote de pêches

Pour 4 réfractaires à l'hiver :
choisir 4 pêches (si l'une d'entre elles est sanguine, elle ensoleillera ce dessert tout simple), 2 pommes (ici des Calville d'août), du sirop d'agave, quelques grappes de groseilles, quelques fleurs de bourrache.

Réserver une pêche et les grappes de groseilles.
Si les fruits ne sont pas traités, enlever noyaux et pépins, couper en morceau et cuire à feu doux jusqu'à ce qu'ils soient tendres (10 à 15 minutes).
S'ils sont traités, enlever la peau avant la cuisson.

Ôter du feu, ajouter une giclée de sirop d'agave (ou non : goûter pour vérifier la teneur en sucre des fruits compotés) , mixer . Laisser refroidir.

Dans des verres, répartir la pêche crue épluchée et taillée en lamelles , ajouter la compote froide . décorer des groseilles et de quelques fleurs de bourrache.

A l'oeil , un camaïeu de rosés réveillé par une touche de bleu cyan.
En bouche, des contrastes cru/cuit , sucré/ acide , velours / soie . Et la groseille qui éclate sous la dent.
Tout un voyage avec trois fois rien.


Une image pour 750 g et son concours de photographie culinaire , à retrouver ICI .