Un soir d'automne, quand le ciel s'effiloche, de tes doigts de fée saisis un fil de brume orange amère. Sois délicat et dévide la bobine dans les branches poudrées d'or.
Au creux de la toile ainsi tricotée, il te faudra alors cueillir les dragons de poche pour réchauffer l'hiver à venir.
Du feu, des flammes,
dragons minuscules à emporter partout,
posés sur le coeur,
au revers du manteau pour éblouir les passants,
au fond de la poche ;
au fond de la poche ;
et au creux des mains le petit feu
qui couve, qui couve - de douceur ou de colère, selon l'humeur du jour .
Du feu, des flammes ,
petits dragons de cendre,
faire feu de tout tissu ,
pour la Mère Castor et l'A faire du mois ,
où tu pourras souffler sur d'autres braises.
